Dominique Bijotat : “Envie et enthousiasme”

Survêtement du club et doudoune, indispensable avec le vent, Dominique Bijotat a pris les rênes de Marseille Consolat en début de semaine dernière. Après deux expériences au Magrehb (JS Kabylie et Chabab Rif Al Hoceima), il revient en France fort de ses années sur les bancs de la Ligue 1, que ce soit à l’AC Ajaccio ou Sochaux. L’ancien international français prend toujours autant de plaisir à être sur la pelouse. Proche de ses joueurs, il arbitre une opposition entre deux équipes, n’hésitant pas à conseiller ou replacer ses protégés. Mais Dominique Bijotat est aussi un formateur qui a dirigé le centre de formation de l’AS Monaco et du RC Lens qui apportera son analyse dans notre club. Il a évoqué pluseurs points.

SON ARRIVEE : “BEAUCOUP D’ENVIE”
C’est toujours du bonheur d’être sur le terrain et j’aime échanger avec eux. Je connais la difficulté du challenge mais c’est aussi intéressant à surmonter. J’arrive avec beaucoup d’envie et d’enthousiasme. J’ai senti une envie profonde des dirigeants donc je n’ai pas hésité à venir ici. Je réunis ce qu’ils souhaitaient mettre en place, en connaissant la formation et le haut niveau.

L’EQUIPE : “IL Y A DU POTENTIEL” 
En arrivant, j’ai essayé de remonter le moral du groupe. J ’estime qu’il y a du potentiel dans ce groupe. Dans ces moments, on a tendance à oublier ses qualités. J’aime rencontrer mes joueurs individuellement pour connaître les hommes. Au final, je pense que le football est une relation humaine avant tout. On parle plus avec le ballon que les mots mais au mieux on se connait, au mieux on cernera les qualités de chacun. Les défauts, il faut les connaître mais on ne va pas en parler pendant trois plombes. Je pense qu’il vaut mieux s’appuyer sur les qualités de chacun et trouver la meilleure organisation.

L’OEIL DU FORMATEUR
Pour moi, la différence entre un joueur qui signe en pro après avoir fait un centre de formation et un autre qui se retrouve dans un club amateur est avant tout mental. Il y a beaucoup de concurrence en formation. Certains clubs ne donnent pas leur chance aux jeunes et il faut surmonter tout ça. C’est difficile à digérer car on a rêvé de devenir professionnel pendant des années. Certains plongent et d’autres reviennent taper à la porte des pros. C’est intéressant de travailler avec ces joueurs car ils ont un acquis technique et tactique. Mais ils ont aussi appris d’un échec pour se remettre en cause ou avoir un sentiment de révolte. Ca peut en faire de meilleur joueur.

SON PARCOURS : “JE M’EN SUIS TOUJOURS SORTI”
J’ai toujours aimer le football depuis petit et je n’ai pas fait tant d’effort pour abandonner. J’ai toujours voulu retrouver un banc après mon passage au FC Metz (2010-2012). Dans ma formation, ça n’a pas toujours été facile mais je m’en suis toujours sorti. Je reconnais que mon passage à Metz n’a pas été réussi mais l’on doit partager les réussites et les échecs dans un club. On m’a collé une étiquette après ma relégation avec Metz (de la Ligue 2 en National). Pourtant, je ne suis pas le seul à qui c’est arrivé. Ca a été dur pendant quelques mois puis je suis passé à autre chose. J’ai connu ces expériences à l’étranger, très enrichissantes et j’espère que les joueurs en profiteront.