Mamadou Niang : “Transmettre mon vécu et ma passion”

Ce samedi, Mamadou Niang s’est assis pour la première fois sur le banc de touche de Marseille-Consolat. Après le match, l’ancien meilleur buteur de Ligue 1 et Champion de France avec l’OM en 2010 retenait la qualification mais ses joueurs ne lui ont pas offert la soirée la plus facile à vivre. D’abord menés (0-2) à la mi-temps, les Marseillais ont réagi pour arracher la prolongation avant de se qualifier aux tirs au but. “C’est une bonne première car la victoire est au bout”, assure le nouvel adjoint de Marc Collat.

Comment se passe tes débuts au sein du staff ?
Je suis très fier de faire partie de ce staff et pour l’instant, tout se passe bien. Je prends mes marques petit à petit. Tout le monde m’a mis à l’aise. J’ai discuté avec les joueurs, je les sens à l’écoute. Je pense que je peux amener mon expérience du haut niveau et la partager avec l’équipe.

Tu as pris ta retraite à la fin de la saison 2015, pourquoi avoir décidé de devenir entraîneur ?
C’est quelque chose qui me trottait dans la tête depuis un bon moment, J’avais l’opportunité avec Eric (Chelle) d’entrer dans le staff (en tant qu’entraîneur des attaquants). Je n’ai pas hésité. Je suis très heureux de faire partie du projet du club et j’espère que ça va bien se passer. Je suis vraiment un amoureux du football. Je regarde tous les matches que je peux. Pour certains, ça devient un métier mais je suis toujours autant passionné par le foot. Pour moi c’est resté un jeu. C’est aussi ça que je veux transmettre aux joueurs. Mon vécu et ma passion.

“Je vais rester moi-même”

Tu penses que tu avais déjà cette volonté quand tu étais joueur ?
C’était plus facile vers la fin de ma carrière. J’ai porté le brassard de capitaine à l’OM comme en sélection donc ça a toujours été en moi. Quand j’ai eu de l’expérience, des jeunes venaient me voir pour me demander des conseils. A l’OM, j’ai beaucoup parlé avec Mathieu (Valbuena) ou André (Ayew) pendant leurs débuts.

Comment vois-tu le poste d’entraîneur ?
Chacun doit trouver son style. J’ai pu côtoyer des entraîneurs qui étaient très proches de leurs joueurs et d’autres moins. J’ai beaucoup échangé avec Dominique Cuperly (adjoint d’Eric Gerets à l’OM). C’était un peu mon guide. Eric Gerets préférait rester à l’écart et mettre une certaine barrière mais on pouvait aller le voir quand on le souhaitait. Didier Deschamps était très à l’écoute. Ses conseils m’ont beaucoup aidé et l’on discutait pas mal tous les deux. J’aurais ma propre vision mais surtout, je vais rester moi-même.